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 [Saga] Souvenirs d'enfance

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MessageSujet: [Saga] Souvenirs d'enfance   Sam 12 Juin - 19:01

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Souvenirs d'enfance
Marcel Pagnol


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La Gloire de Mon Père (tome 1)
Marcel Pagnol raconte son enfance, sa naissance à Aubagne et les origines de ses parents. Joseph Pagnol, instituteur, est nommé à l'école du Chemin des Chartreux et la famille s'installe à Marseille. C'est là que Rose, la sœur d'Augustine la mère de Marcel rencontre l'oncle Jules qui se fait passer auprès de l'enfant pour le propriétaire du parc Borely.

Tout semble opposer l'instituteur anticlérical et antialcoolique du truculent Jules, pourtant les deux familles décident de louer une maison de campagne dans la garrigue, la Bastide Neuve pour y passer les vacances d'été. Après un long trajet dans les chemins, derrière la mule tirant les meubles et les provisions nécessaires au séjour, ils parviennent à cette petite villa située aux Bellons après le village de la Treille. Ces vacances sont une révélation pour le jeune Marcel qui tombe amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban, Tête Rouge, le Taoumé...

Il suit en secret Joseph et Jules partis sans lui faire l'ouverture de la chasse, et après s'être égaré, il finit par retrouver les chasseurs au son des coups de fusil tirés par son père qui abat deux bartavelles. Ce doublé magnifique fait la renommée de Joseph dans le village de la Treille, pour la plus grande fierté de son fils.
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Le Château de Ma Mère (tome 2)
Ce deuxième tome est dans le prolongement chronologique de La Gloire de mon père. Il évoque la rencontre de Lili des Bellons, et des parcours des deux garçons dans la garrigue pour poser des pièges. La fin de l'été est un drame pour Marcel, qui décide de fuir pour vivre dans les collines, avec l'aide de Lili, mais il renonce à ce projet.

La famille décide de monter chaque samedi à La Bastide Neuve depuis Marseille, mais le trajet est long. Heureusement, Bouzigue le piqueur du Canal de Marseille leur remet une clé permettant de suivre le cours d'eau à travers des propriétés privées et de gagner un temps précieux par ce raccourci. Mais traverser les châteaux est une épreuve angoissante, particulièrement pour Augustine. Un jour un garde les surprend. Et Joseph humilié sera dans la crainte de se voir infliger un blâme ou d'être révoqué par l'Inspecteur d'Académie. Heureusement, les choses s'arrangent.

Marcel Pagnol achève son livre en passant du souvenir d'un mémorable dîner de cette période à l'évocation de la mort d'Augustine cinq ans plus tard, puis de celle de Lili des Bellons à l'âge adulte (durant la Première Guerre mondiale) et du petit Paul, devenu berger, d'une maladie. (voir citations)

Enfin Marcel Pagnol raconte comment, lorsqu'il aura pour projet de monter des studios de cinéma en Provence, le hasard le rendra acquéreur du Château de la Buzine celui "de la peur de [sa] mère" des années plus tard. Marcel imagine alors sa mère : "blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils".
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Le Temps des Secrets (tome 3)
Les vacances à La Treille se poursuivent. mais ne se ressemblent plus : Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l'arrivée eu classe de sixième et l'entrée en scène de l'inénarrable Lagneau... Poussé par ses lecteurs, et pour son propre plaisir, Pagnol décide de transformer son diptyque en tétralogie, et ses Souvenirs d'enfance en authentique roman de formation, du côté de Kim ou du Livre de la jungle. Dans Le Temps des secrets (1960), le jeune Marcel trahit - provisoirement - l'amitié de Lili pour l'illusion de l'amour, et Pagnol l'écrivain prouve, lorsqu'il croque le poète alcoolique et sa grotesque épouse, qu'il n'a rien perdu de sa vis comica. Le projet prend de l'ampleur, et le livre se termine sans s'achever, dans l'attente du Temps des amours. " La reine, naturellement, c'était elle, et le chevalier, c'était moi. Vous commençâmes par la fabrication de nos costumes, car comme toutes les filles, elle adorait se guignoliser. "
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Le Temps des Amours (tome 4)
L'année de cinquième : la découverte de la " vocation " poétique ; Lagneau, le cancre héroïque et encore et toujours Lili, qui, en compagnie de Marcel, soutient Joseph lors d'une partie de boules d'anthologie... Annoncé comme " à paraître " dès la sortie du Temps des secrets, Le Temps des amours (1977) sera différé par un Pagnol pris par d'autres projets et qui, peut-être, retardait le moment de quitter les héros de son enfance. Personne n'y croyait plus lorsque, trois ans après la mort de l'écrivain. ses proches trouvèrent dans ses dossiers un certain nombre de chapitres achevés qui, mis bout à bout, constituaient ce Temps des amours si longtemps attendu. Plus hétéroclite que les trois premiers. ce quatrième volume contient pourtant certaines des plus belles pages de Pagnol, notamment une histoire de la peste à Marseille à laquelle l'écrivain tenait particulièrement. " Ce n'est que bien plus tard que je découvris l'effet le plus surprenant de ma nouvelle vie scolaire : ma famille, ma chère famille, n'était plus le centre de mon existence. "


informations
TITRE D'ORIGINE : /
DATE DE PARUTION : 1957.
ÉDITION DE LA SAGA : Éditions de Fallois.
RÉSUMÉ DE LA SAGA : Marcel Pagnol raconte son enfance, sa naissance à Aubagne et les origines de ses parents. Joseph Pagnol, instituteur, est nommé à l'école du Chemin des Chartreux et la famille s'installe à Marseille. C'est là que Rose, la sœur d'Augustine la mère de Marcel rencontre l'oncle Jules qui se fait passer auprès de l'enfant pour le propriétaire du parc Borely.

Tout semble opposer l'instituteur anticlérical et antialcoolique du truculent Jules, pourtant les deux familles décident de louer une maison de campagne dans la garrigue, la Bastide Neuve pour y passer les vacances d'été. Après un long trajet dans les chemins, derrière la mule tirant les meubles et les provisions nécessaires au séjour, ils parviennent à cette petite villa située aux Bellons après le village de la Treille. Ces vacances sont une révélation pour le jeune Marcel qui tombe amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban, Tête Rouge, le Taoumé...

Il suit en secret Joseph et Jules partis sans lui faire l'ouverture de la chasse, et après s'être égaré, il finit par retrouver les chasseurs au son des coups de fusil tirés par son père qui abat deux bartavelles. Ce doublé magnifique fait la renommée de Joseph dans le village de la Treille, pour la plus grande fierté de son fils.
NOMBRE DE TOMES : 4.
EST-ELLE TERMINÉE ? Oui.



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Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : /
LA SAGA EN UN MOT : /
UNE CITATION : /
UNE NOTE SUR 10 : ?/10.
TON AVIS : J'ai adoré cette histoire, j'avais l'impression d'entendre le chant des cigales !
À QUI LA CONSEILLES-TU ? /





Dernière édition par Jacana le Ven 8 Avr - 13:43, édité 2 fois (Raison : 2.0 Jaca / [CPJ])
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MessageSujet: Re: [Saga] Souvenirs d'enfance   Mar 22 Aoû - 12:11

Livre 1 - La Gloire de mon père :

Lecture magnifique ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. En fait, il s'agit de souvenirs d'enfance marquants, d'anecdotes du passé de Marcel Pagnol, racontés avec beaucoup d'humour, allant droit au but.

Nous vivons des moments privilégiés avec l'auteur, prenons part à ses jeux d'enfants avec son frère : chasse aux indiens, observation des insectes... J'ai ri de ces premières découvertes et de la façon qu'ont les enfants de prendre les adultes au mot. Puis les découvertes, les bêtises et les éclats de rire reprennent.

Cette histoire est touchante, belle, drôle et... tellement vraie ! Magnifique, j'ai adoré ! En plus, ça se lit très vite, alors aucune raison de ne pas vous lancer. Very Happy

(Et maintenant, je sais ce qu'est la gloire du père de Pagnol ! ^^)

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Dernière édition par Goblinlaya le Mar 29 Aoû - 15:08, édité 1 fois (Raison : CPG)
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MessageSujet: Re: [Saga] Souvenirs d'enfance   Ven 10 Nov - 21:13

Livre 2 - Le Château de ma mère :

Lecture magnifique ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. En fait, il s'agit de souvenirs d'enfance marquants, d'anecdotes du passé de Marcel Pagnol, racontés avec beaucoup d'humour, allant droit au but.

Nous vivons des moments privilégiés avec l'auteur, prenons part à ses jeux d'enfants avec son frère : chasse aux indiens, observation des insectes... J'ai ri de ces premières découvertes (aussi le déboutonnage de nombril) et de la façon qu'ont les enfants de prendre les adultes au mot. Puis les découvertes, les bêtises et les éclats de rire reprennent.

Cette histoire est touchante, belle, drôle et... tellement vraie ! Magnifique, j'ai adoré ! En plus, ça se lit très vite, alors aucune raison de ne pas vous lancer. ☺️

Superbe, bien écrit, drôle et touchant. À lire !

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Dernière édition par L'erreur sociale le Lun 22 Jan - 14:59, édité 1 fois (Raison : Corrigé par L'erreur sociale (J'approuve le message ci-dessus))
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MessageSujet: Re: [Saga] Souvenirs d'enfance   Dim 6 Jan - 18:44

J’ai grandi en regardant chaque année (voire plusieurs fois par an même) les films adaptés des romans de Marcel Pagnol, La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, réalisés par Yves Robert. Ces films, c’est ma maman qui me les a fait découvrir et je l’en remercie parce qu’ils font partie de mes classiques, parce que je les regarde inlassablement et que je les connais par cœur. Ces films me rappellent mon enfance, mon caractère aussi, mon amour pour ma propre garrigue, celle de l’Occitanie.
Et maintenant je peux dire qu'ils sont une adaptation fidèle et magique des livres (à quelques détails près qui ne changent rien à la beauté de l'oeuvre).

Pendant des années j’ai repoussé le moment de lire enfin les mots de Pagnol, mots que je savais aimer puisque présents partout dans ces films que j’aime tant. J’ai finalement attendu le moment de quitter Marseille, cette ville où j’ai vécu trois ans, pour faire naître une grande nostalgie en moi tout en me laissant bercer par la magie de l’écriture de Pagnol.

À travers une écriture poétique, marquée inconsciemment par cet accent provençal si doux et chantant, Marcel Pagnol nous entraîne dans le souvenir de la première partie de ses vacances dans les collines qu’il aimait tant, ces collines qu’il décrit avec un amour pur et sans fioriture, un amour qui me bouleverse encore et encore, un amour qui fait écho en moi.

Le premier tome de ces Souvenirs d’enfance gagne en puissance notamment parce que Marcel Pagnol se replonge dans l’esprit du petit garçon qu’il était à l’époque, il utilise les mots qui lui traversaient l’esprit à cette époque, ces mots qu’il chérissait et collectionnait, ces mots touchants par leur naïveté parfois, mais qui restent tout de même alignés, cela se sent, par un adulte. Mais un adulte qui n’a pas oublié son âme d’enfant, un adulte qui se souvient de son état d’esprit, de ses rêves, de ses espoirs, de sa vie à cette époque. Et c’est en ça que l’écriture de Pagnol en est plus touchante : écrivain de talent, maître dans l’usage des mots, c’est en teintant ses phrases de cette âme d’enfant qu’il nous ramène à cette douce époque de l’innocence, de l’insouciance, où tout ce qui était terrible à nos yeux était simplement la fin des grandes vacances.

C’est avec un plaisir immense et des étoiles plein les yeux que j’ai dévoré ce livre tout en le savourant, relisant certains passages plusieurs fois tellement je les ai aimés. Et, surtout, les teintant de mon propre accent, à la fois proche et différent de celui de cette Provence qui a su gagner mon cœur ces trois dernières années.

Si vous n’avez jamais lu Pagnol, foncez. C’est doux, c’est fort aussi et ça se déguste comme une bonne rasade de jus de citron frais l’été, sous les pins, au rythme du chant des cigales, avec l’odeur du thym sur les mains (oui, dès que je me balade en garrigue, je frotte mes mains avec du thym).

Deux citations juste pour le plaisir

« Ce que j’écoutais, ce que je guettais, c’était les mots : car j’avais la passion des mots ; en secret, sur un petit carnet, j’en faisais une collection, comme d’autres font pour les timbres.
J’adorais
grenade, fumée, bourru, vermoulu et surtout manivelle ; et je me les répétais souvent, quand j’étais seul, pour le plaisir de les entendre.
Or, dans les discours de l’oncle, il y en avait de tout nouveaux, et qui étaient délicieux :
damasquiné, florilège, filigrane ou grandioses : archiépiscopal, plénipotentiaire. Lorsque sur le fleuve de son discours je voyais passer l’un de ces vaisseaux à trois ponts, je levais la main et je demandais des explications qu’il ne me refusait jamais. C’est là que j’ai compris pour la première fois que les mots qui ont un son noble contiennent toujours de belles images. »

« Sous sa casquette de travers, il mâchonnait nerveusement une tige de romarin, et hochait une triste figure. Alors, je bondis sur la pointe d’un cap de roches, qui s’avançait au-dessus du vallon et, le corps tendu comme un arc, je criai de toutes mes forces : « Il les a tuées ! Toutes les deux ! Il les a tuées ! »
Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.

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MessageSujet: Re: [Saga] Souvenirs d'enfance   Dim 13 Jan - 14:22

Tome 2 : Le Château de ma mère

Je ne pouvais pas lire La Gloire de mon père sans poursuivre avec Le Château de ma mère où j'ai à nouveau retrouvé toutes ces superbes émotions que Marcel Pagnol avait fait naître en moi avec le premier tome.

C'est avec un pur plaisir que j'ai rencontré à nouveau Lili des Bellons, que je ne connaissais à travers les films. L'amitié qui naît entre lui et Marcel est belle, pure, elle illustre toute l'innocence de l'enfance, l'amour brut et sans fioriture qu'offrent les enfants sans condition. Lili et Marcel sont unis par cet amour de la garrigue, cette garrigue que Lili connaît par cœur et qu'il partage sans limite avec son nouvel ami. C'est un réel plaisir que de les accompagner dans leur vagabondage au fil des pages, que de sentir les odeurs de cette nature sèche à leurs côtés. J'entendais les cigales, je sentais cette délicate odeur de thym que j'aime par-dessus tout. Je pouvais sentir l'humidité, le ciel se charger avant d'exploser en un orage grondant toute sa colère. Marcel Pagnol a l'art de choisir les mots justes pour toucher droit au cœur.

Après avoir fait l'éloge de son père, de ce héros qui devient faillible et qu'il aime alors plus encore dans le premier tome, Marcel Pagnol rend hommage à sa mère, la femme de sa vie, cette mère qu'il n'aura de cesse de vouloir protéger tout au long de sa vie à ses côtés, cette femme douce et fragile, qu'il aime sans borne. Augustine est une femme tendre, douce mais qui sait imposer sa volonté à sa manière, à la manière d'une mère. De santé fragile, on sent pourquoi Marcel a cette constante envie de la couver alors que c'est lui, l'enfant. Il voit en elle un être fort à l'intérieur mais à l'enveloppe trop douce pour affronter les écorchures de la vie. La fin de ce deuxième tome nous offre d'ailleurs un bond dans le temps où l'on découvre que la véritable enfance de Marcel prend fin à la mort de sa mère, sa chère Augustine.
Le premier tome était ancré dans le présent du récit, l'orgueil de son père à la fin montrant un tournant dans l'esprit de Marcel, la preuve qu'il n'était pas un dieu, mais un tournant qui le laissait encore profiter de son enfance. Ici, son innocence présente disparaît dans le futur de cette narration, un futur qu'il s'est senti obligé d'aborder pour aller au bout de son hommage à sa mère.

Des années après avoir vécu les événements, Marcel Pagnol a su encore retrouver son âme d'enfant pour décrire avec subtilité et douceur ses jeunes années et sa passion pour ses chères collines. J'aime ses mots, j'aime ses phrases, sa ponctuation et l'âme qu'il a su mettre dans ses écrits.

Si vous n'êtes toujours pas convaincus que lire Marcel Pagnol est une expérience à vivre, alors je ne peux plus rien faire pour vous convaincre.

Et comme d'hab, les citations :

« Mais dans les bras d'un églantier, sous des grappes de roses blanches et de l'autre côté du temps, il y avait depuis des années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son cœur fragile les roses rouges du colonel. Elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils. »

« Telle est la vie des hommes. Quelques joies effacées par d'inoubliables chagrins.
Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.
»

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MessageSujet: Re: [Saga] Souvenirs d'enfance   Dim 20 Jan - 16:55

Troisième tome : Le Temps des secrets

De nouvelles vacances commencent et Marcel est heureux de pouvoir reprendre ses petites habitudes dans les collines. Seulement, ses plans sont rapidement remplacés par la nouveauté, par l’amour, par l’amitié que l’on met de côté, par les secrets que l’on garde, les compromis que l’on croit faire pour le bien de tous… Et c’est la fin de l’enfance qui se profile à l’horizon, cette chère et tendre enfance…

Comme pour les deux premiers tomes, je me suis laissé entraîner le cœur battant au cœur des collines, ravie de pouvoir à nouveau sentir le thym, le romarin ou entendre les cigales répondre aux caresses du soleil. Le Temps des secrets est un tournant dans ces Souvenirs d’enfance, un tournant annoncé par le flashforward de la fin du deuxième tome où l’on nous annonce à quel moment aura lieu l’arrêt définitif de l’enfance de Marcel.

Ici, Marcel grandit. Il est ce garçon, plus tellement petit, qui a pris du grade en changeant de classe, qui a de nouvelles idées en tête, qui a bien saisi les mensonges des adultes et qui a appris à faire sciemment des choix légèrement égoïstes. Il découvre les premiers émois, il apprend à jongler entre promesses à tenir et envies irrépressibles et, surtout, il découvre que grandir c’est acquérir de nouvelles responsabilités dont on se serait bien passé.

Le Temps des secrets est aussi beau qu’il est mélancolique, parce qu’il nous ramène en même temps que Marcel Pagnol à cette tendre époque où tout était simple. Mais, surtout, c’est sur le pont qui nous fait sortir de l’enfance qu’il nous mène, ce pont vers lequel on s’est tous élancés tête baissée avant de comprendre, une fois plus de la moitié franchie, que reculer n’était plus possible et que cette douce enfance que nous quittions alors était la période la plus facile et tendre de notre vie. Ce pont nous a conduits vers de nouvelles aventures mais, le prix à payer a été celui de l’innocence et de la prise de conscience de la réalité.

Qu’il était bon, ce temps de l’enfance, des jeux à n’en plus finir, des heures passées à gambader, à inventer des histoires, à attendre que le jour décline pour reposer ces petits corps que nous épuisions de rires et découvertes, que nous écorchions au fil de nos balades, de nos explorations d’aventuriers sans peur et sans limite.

Comme nous, on sent que Marcel Pagnol donnerait tout pour revenir quelques temps en enfance, pour ne pas peiner son ami, son frère, ses parents et surtout, le petit garçon qu’il était à l’époque. Comme il le disait en parlant de ce livre : « C’est cette époque de notre vie que j’ai voulu décrire dans ce livre. Elle est très importante, car c’est comme une seconde naissance : c’est à ce moment que nous commençons à apprendre que rien n’est facile, et qu’il ne suffit pas d’aller pleurer sur l’épaule de sa mère pour obtenir ce que l’on veut. »

Je n’ai pas encore lu le quatrième tome et ne sais pas si je le ferai : publié posthume, j’ai peur de lui trouver un goût d’inachevé ou d’être déçue de ne pas y retrouver la magie de l’enfance maintenant que le jeune Marcel a franchi un cap dans son apprentissage. Un jour, peut-être, mais pas tout de suite, pour faire durer encore un peu la magie des collines, des Bellons, de la Bastide, de la Treille, des cigales, de cette garrigue que j’aime tant.

Et les citations pour se faire du bien aux yeux et au cœur :

« Dans les pages qui vont suivre, je ne dirai de moi ni mal ni bien : ce n’est pas de moi que je parle, mais de l’enfant que je ne suis plus. C’est un petit personnage que j’ai connu, et qui s’est fondu dans l’air du temps, à la manière des oiseaux qui disparaissent sans laisser de squelette. »

« Je pris fort vaniteusement la pose. Le petit Paul avait lâché ma main, mais à grand regret : il n'attendait qu'un signe pour venir se planter auprès de moi : mais la gloire gâte le cœur des hommes, et ce signe, je ne le fis pas. »

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