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 La conjuration primitive

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Tari


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MessageSujet: La conjuration primitive   Jeu 9 Mai - 18:34

La conjuration primitive
Maxime Chattam



informations
TITRE D'ORIGINE : -
DATE DE PARUTION : 2 mai 2013.
NOMBRE DE PAGES : 462.
ÉDITION DE TON LIVRE : Albin Michel.
QUATRIÈME DE COUVERTURE : Et si seul le mal pouvait combattre le mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. D'un endroit à l'autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Très vite, l'hexagone ne leur suffit plus : l'Europe entière devient l'enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour mettre fin à cette escalade de l'horreur, pour tenter de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres épaulée par un célèbre profileur.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Non.



© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : -
LE LIVRE EN UN MOT : Une tuerie !
UNE CITATION : " Il y en a d'autres, avait-il dit. Ailleurs. Peut-être plus organisés encore. Parce que l'humanité n'a pas fini d'engendrer des parias, des détraqués, des épaves, des pauvres types, et qu'ils comprendront qu'en se rassemblant ils deviendront une force. [...] Ils sont là, tout autour de nous, ils s'organisent, dans l'ombre, dans le silence. Ils sont invisibles, et nous n'avons pour les traquer que l'empreinte de leur existence : leurs crimes. "
UNE NOTE SUR 10 : 10 !
TON AVIS : Aaah, enfin, je l’ai dans les mains, le nouveau thriller de Maxime Chattam ! C’est que je l’ai attendu, celui-là ! Bon, petite déception, la couverture n’est franchement pas terrible (en plus je ne vois pas trop ce que ce visage bleu est censé représenter…) Mais fort heureusement, le contenu est infiniment mieux que le contenant.

Une vague de crimes particulièrement violents ravage la France. Différents lieux, différents modes opératoires, rien ne permet de relier ces crimes entre eux si ce n’est la signature du tueur : *e. L’équipe de gendarmes en charge de l’enquête ainsi que le profileur de renom sorti de sa retraite anticipée pour leur prêter main forte, sont perplexes. Qu’est-ce que ce *e ? S’agit-il d’une secte de tueurs ? Comment se coordonnent-ils, quel est leur but… ? Voilà les questions auxquelles ils vont avoir à répondre afin de stopper l’épidémie qui se répand désormais à travers toute l’Europe…

Maxime Chattam n’est pas un auteur qui vous raconte une histoire. Non, il vous y jette dedans, sans ménagement. Vous n’êtes pas un simple lecteur, vous êtes partie intégrante de l’histoire, vous ressentez les émotions des personnages, vous aussi vous traquez le tueur et vous vous attendez presque à le voir jaillir devant vous au détour d’une page. À vrai dire, c’est le seul auteur dont les romans me font un tel effet. Des thrillers bien menés, au suspense haletant, j’en ai lu beaucoup dans ma « carrière » de lectrice, mais ces livres-là, je pouvais en arrêter la lecture quand je voulais. Avec Chattam, c’est juste impossible. Cet homme a un don, celui de créer au travers de ses mots une ambiance glaçante qui vous rend accro et vous empêche de poser le livre (ou alors, au prix d’un effort colossal) avant d’en avoir tourné la dernière page.

Dans La conjuration primitive, il nous embarque pour une nouvelle plongée dans les tréfonds de l’âme humaine et nous montre ce que l’homme a de plus mauvais en lui. Ici, l’accent est mis sur la propagation du mal, un thème qui n’est pas sans rappeler le diptyque de la violence de Franck Thilliez, les deux auteurs parlent de la violence tel un virus, d’une pandémie de violence. Toutefois si les sujets sont extrêmement similaires, ils ne sont pas abordés de la même façon. Thilliez le traitait sous un angle scientifique, Chattam quant à lui porte un regard beaucoup plus psychologique et sociologique. Certains passages m’ont d’ailleurs rappelé les théories de Norbert Elias sur le processus de civilisation et son effet pervers de décivilisation (que je ne développerai pas ici afin de ne pas transformer cette chronique en dissertation de sociologie).

Pour en revenir au roman à proprement parler, j’ai beaucoup apprécié les personnages. Alexis et Ludivine, les deux jeunes gendarmes fougueux et plein d’ambition qui se jettent corps et âme dans l’enquête, et à l’opposé Richard Mikelis, le profileur expérimenté qui parvient à prendre du recul et apporte un regard différent. Ce dernier personnage est difficile à cerner tant il est en retrait et détaché des évènements. On ne sait pas grand-chose sur lui et j’en suis même venue à le soupçonner d’être le fameux *e (ai-je eu raison, ça je ne vous le dirai pas !)
L’intrigue avance doucement mais sûrement, l’auteur nous livre les informations une à une, le rythme va en s’accélérant et l’ambiance devient de plus en plus oppressante à mesure que l’on remonte le fil jusqu’à la révélation finale qui n’arrive que dans les toutes dernières pages.
Comme à son habitude, Chattam ne lésine pas sur les descriptions macabres. Toutefois, il le fait dans un style très littéraire, beaucoup de métaphores et d’effets de style qui rendent les scènes acceptables, bien que tout de même toujours très glauques.

Des petits détails qui m’ont fait sourire, ce sont les clins d’œil de l’auteur à plusieurs ouvrages de sa bibliographie antérieure. Tout d’abord le gendarme Alexis Timée qui est probablement un descendant de Guy de Timée, le héros du diptyque du temps (ce n’est pas dit explicitement mais je doute que l’homonymie des deux personnages soit le fruit du hasard), et ensuite Joshua Brolin, personnage principal de la trilogie du mal qui fait une petite apparition. Ce sont des détails sans grande importance, mais ça m’a bien plu.
À QUI LE CONSEILLES-TU ? Tous les amateurs de thrillers devraient y trouver leur compte. En revanche, âmes sensibles, passez votre chemin.




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MessageSujet: Re: La conjuration primitive   Mar 28 Mai - 20:43

Mon avis :

Il n'y a pas à dire : Maxime Chattam possède vraiment un don pour nous emporter au coeur de son histoire et dans des contrées horrifiantes au plus profondes du vice humain.

Une équipe de la police suit désormais la piste de plusieurs tueurs en série qui sévissent dans différents coins de l'Europe avec des modes opératoires différents, mais qui signent tous leurs victimes avec " *e " sur le corps. Ils sembleraient donc qu'ils communiquent entre eux, ce qui paraît impossible. Ayant écumé toutes les possibilités, ils font appel à un criminologue, Mikelis, réputé pour se mettre dans la peau des tueurs. Mais ils vont tous basculer dans un monde plein de psychopathes, sadiques, violeurs, pervers, meurtriers... et j'en passe et des meilleurs.

Les personnages sont très attachants, du moins pour les " bons ". On s'attache à eux, car l'on se rend compte à quel point cela doit être difficile d'être confronté à de pareilles horreurs. Il y a de quoi ébranler les nerfs les plus solides et l'on se demande comment ils font pour ne pas tomber eux-mêmes dans la violence la plus pure.

Maxime Chattam nous tient en haleine pendant toute la durée du roman. Tout ce qu'on pense savoir ou qu'on devine, se révèle finalement des pacotilles face à la vraie vérité de l'histoire. Impossible d'imaginer la fin de ce roman. Il n'y a jamais rien de prévisible dans son histoire. Tout n'est qu'horreur, perversité... C'est même à se demander ce qu'est la normalité pour finir.
En tout cas, les émotions sont bien là à la lecture de son roman. La répulsion, le dégoût, la peur... Un livre qui ne fait pas bon lire tout seul dans le noir... Ça pourrait vous donner de sacrés cauchemars.
J'ai adoré la fin du roman, car je n'aurais jamais pu imaginer une chose de ce genre. Cela a de quoi faire froid dans le dos. Enfin, je ne préfère pas en dire plus, sinon je risque de vous gâcher le plaisir de la lecture.

Une seule chose à dire : si vous êtes avides de sensations fortes, n'hésitez plus, ce roman est fait pour vous.

PS : J'ai aussi été contente de retrouver le personnage de Joshua Brolin, même s'il a un petit rôle, il était le héros principal d'une de ses trilogies. J'espère d'ailleurs le revoir un jour dans un roman à lui tout seul. Car c'est un personnage fort charismatique.

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