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 Le Pendule de Foucault

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Doctor What


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MessageSujet: Le Pendule de Foucault   Mer 18 Mar - 9:16

Le Pendule de Foucault
Umberto Eco



informations
TITRE D'ORIGINE : Il Pendolo di Foucault
DATE DE PARUTION : 1988 en Italie, 1990 en France.
NOMBRE DE PAGES : 560.
ÉDITION DE TON LIVRE : Kindle ebook.
QUATRIÈME DE COUVERTURE : Après l’immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d’un géant incontesté de la littérature mondiale.
À Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.
À Milan, trois amis passionnés d’ésotérisme et d’occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot, ourdi au cours des siècles, pour la domination mondiale. Et voici qu’apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance…
Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d’énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l’Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science. Un de ces romans que l’on n’oublie plus jamais. Et assurément un classique.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Non.



© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : Belbo, un écrivain raté, un rien aigri, mais bretteur hors pair et volontiers critique, et son dernier comparse, Diotallevi, travaillent aux éditions Garamond et Manuzio qui appartiennent au même éditeur, sur des sujets touchant à l’Histoire et les beaux livres. Un jour, suite à l’apparition d’un certain colonel Ardenti, qui dépose son manuscrit parlant de plan séculaire ayant trait à une société secrète mise au point par les Templiers, ils décident de faire appel à Casaubon, le personnage principal, étudiant italien rédigeant une thèse sur, justement, les soldats de l’Ordre du Temple. Devant établir un livre sur ces derniers aux éditions Manuzio, le contre-pied ésotérique est forcément vendeur des éditions Garamond, ils vont s’intéresser à ce dernier manuscrit, développant eux-mêmes une histoire échevelée, dans le but de fournir du papier à ce travail violemment alimentaire. Hélas, ce « Plan », comme ils l’appellent, vulgaire plaisanterie de gens lettrés et habiles à comprendre les ressorts ésotériques, finit par les dépasser. Ce qui avait démarré comme une blague potache finit par prendre de l’ampleur, se mêlant à la réalité pour finalement les engloutir.
LE LIVRE EN UN MOT : Chausse-trappe.
UNE CITATION : « Moi, je dis qu'il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu'il existe un complot universel. »
UNE NOTE SUR 10 : 10.
TON AVIS : La note la plus haute, et encore, le livre mérite bien plus ! Umberto Eco maîtrise son sujet. Non seulement il parle avec emphase et passion des Templiers, de l’Hermétisme, de la Kabbale (jusqu’à aller au Golem de Prague !) et de toutes ces sociétés secrètes qui peuplent notre imaginaire collectif. Mais plus qu’un livre paranoïaque et mystérieux, voire mystique, Eco nous livre un roman d’aventures sans pareil. Déjà, le style, très travaillé, emporte la/le lectrice/teur au travers de ce qui est, avouons-le, un gros pavé. Les multiples rebondissements, les découvertes, sont autant de clés qui nous font travailler le cerveau, présentées comme vraies, puis contredites, puis réaffirmées puis… Mêlant tout autant des faits avérés comme des inventions issues de son imagination féconde, Eco s’amuse à nous balader à droite et à gauche, à nous faire croire, à dessein, à son « Plan ». Et ainsi, une excellente mise en abyme se crée, nous nous reconnaissons plus aisément dans les personnages et finissons par frémir comme eux.
Certes, le roman lance des pistes dans toutes les directions, auxquelles nous tentons de nous accrocher, ne sachant plus trop démêler le vrai du faux, perdus que nous sommes sous cette masse — cette nasse — d’informations et d’inventions mitraillées à tout-va. L’on y croit parce que l’on veut y croire, l’on adhère à ces mouvements secrets car nous désirons une part de rêve mais… ne fabulons-nous pas ? Eco se fait ainsi fin psychologue et s’amuse avec ses personnages – très attachants, - comme avec des poupées. L’auteur s’amuse et NOUS amuse, tel un prestidigitateur. Il nous montre, finalement, que nous avons été bien fous de le croire, avec une sympathie amusée. Bref, un livre délectable.
À QUI LE CONSEILLES-TU ? Adultes, car le livre est écrit de manière assez dense et touffue, oscillant entre ce que raconte Casaubon et les documents de Belbo qu’il lit chez ce dernier.





Dernière édition par L'erreur sociale le Lun 27 Juil - 11:50, édité 3 fois (Raison : [CPM] + Eno)
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