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 Forêts

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L'erreur sociale


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MessageSujet: Forêts   Sam 4 Juil - 9:45

Forêts
Wajdi Mouawad



Les artworks de Lino, à l'origine des couvertures pour le Sang des promesses, sont à couper le souffle.

Le sang des promesses, T3.
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informations
TITRE D'ORIGINE : Forêts
DATE DE PARUTION : 2012.
PREMIÈRE REPRÉSENTATION : Non trouvée, probablement antérieure à la publication (la pièce ayant été créée en 2006).
NOMBRE DE PAGES : 240.
ÉDITION DE TON LIVRE : Actes Sud / Babel.
QUATRIÈME DE COUVERTURE : En remontant le fil de ses origines, Loup ouvre une porte qui la conduira au fond d’un gouffre, car là se trouve la mémoire de son sang : une séquence douloureuse d’amours impossibles, qui va de Odette à Hélène, puis à Léonie, à Ludivine, à Sarah, à Luce et enfin à Aimée, sa mère...
A travers les destins entrecroisés de ces femmes liées par le sang, toutes entraînées par les grands bouleversements historiques du 20ème siècle, Forêts remonte aux sources des fêlures humaines, intimes, familiales, historiques.

« C’est une pièce sur les promesses. Sur ce qui fait qu’on ne tient pas nos promesses. Sur ce qui fait qu’on ne se remet pas des promesses jamais tenues qu’on nous a faites. » Aux liens du sang s’ajoutent ainsi les liens créés par les promesses, recréant cette tension qui a nourri les tragédies de Sophocle, celle entre les lois de la nature et les engagements humains. L’amitié y est présente comme une « fenêtre dans le mur par laquelle on peut s’échapper ». Car « c’est l’amitié qui nous sauve des liens du sang parce qu’elle n’est pas liée à l’héritage ». »
Y A-T-IL UNE SUITE ? Plus ou moins. Les autres volumes de la tétralogie ne sont pas à proprement parler des suites narratives.



© aurélie

Ton avis
LA PIÈCE EN UN MOT : POUAAAAAAAH. (Le dictionnaire n'a pas de mot suffisamment approprié pour décrire ce cri du cœur.)
UNE CITATION : « Les animaux ne regardent qu'avec leurs yeux, nous, les humains, nous regardons avec notre folie. »
Mention spéciale (dans la tradition mouawadienne des phrases répétées qui finissent par avoir un impact d'une force inouïe) : « Je ne t'abandonnerai jamais. »
UNE NOTE SUR 10 : 8.
TON AVIS : POUAAAAAAAH. Après la moins bonne Incendies, j'ai entamé la lecture de Forêts sans trop d'attentes. Quelle ne fut pas la claque ! La construction narrative, des plus complexes, des plus tortueuses et perdues, qui laisse le lecteur en haleine (j'ose à peine imaginer la représentation, sur scène, d'une pièce pareille, tant la logistique a dû être fifolle de la mort), qui plonge au fond des tripes, les retourne, nous fait nous attacher à chaque personnage, qui nous fait respirer le même air qu'eux. Ce n'est pas la vie de deux personnes, parent et enfant, que l'on suit. C'est toute une généalogie dont les fragments manquent. Vous êtes-vous déjà demandé, en observant un objet ancien — une montre, une bague, une relique — ce qu'il a vécu ? Toute la chronologie de sa vie qu'on ne peut avoir que par morceaux, par bribes, petit à petit, sans savoir s'il s'agit de la vérité, d'une interprétation, d'une mauvaise analyse ? Voilà ce qu'est Forêts.

Littoral était calme et puissante. Incendies était chaotique et brutale. Forêts est un nuage de beauté. Un nuage dans un nuage dans un orage dans un ciel bleu, aux confins d'un univers intemporel. Une profonde expérience.

Ne rappelons peut-être pas que l'écriture de Mouawad est fort cool sa race, trois fois ça fait peut-être trop. Toujours est-il qu'elle est fort cool sa race. Empreinte toujours de la guerre, thème omniprésent dans ses œuvres et qui, Libanais d'origine, l'a beaucoup touché.

C'est aussi la première des pièces de la tétralogie à montrer la réticence du personnage principal qui, même s'il s'agit une fois de plus d'une jeune personne, montre des intérêts très différents et ne se plonge pas dans l'histoire de ses ancêtres tête baissée, sans réfléchir. Loup, j'ai eu envie de la serrer dans mes bras tant son évolution est immense, ses pas légitimes, sa façon de penser touchante. (J'appellerai ma fille comme ça, tiens.)
À QUI LA CONSEILLES-TU ? Il n'y a pas d'exception. Tous. Lisez. C'est bien.




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MessageSujet: Re: Forêts   Mer 6 Juil - 12:26

En lisant Forêts, deux mots me sont assez rapidement venus à l'esprit pour décrire la pièce, qui ont fini par fusionner pour donner l'expression "ritournelle kaléidoscopique". En effet, j'ai vite senti que j'étais prise dans une sorte de tourbillon qui ne s'arrête jamais, où les choses semblent être mises en abyme et suivent inexorablement le même chemin. Le kaléidoscope selon moi représente d'une part la structure de la pièce, qui est explosée en petits fragments qu'il faut réunir pour tout comprendre et, d'autre part, un élément important de l'histoire, puisque le passé des personnages est lui aussi fragmenté et s'enchâsse avec celui d'autres personnages.

En fait, c'est vraiment difficile de décrire ce que l'on peut ressentir en lisant une telle pièce, et je suppose que ça doit être un véritable tour de force de le mettre en scène et être juste dingue à voir (si c'est bien fait, bien entendu).

Je trouve que tu décris bien les choses, L'erreur sociale, je n'arriverai pas à faire de même, mais j'essaie malgré tout de rendre l'ambiance complexe et hypnotisante.

En ce qui concerne le fond du récit en tant que tel, je commence à comprendre le schéma et le thème choisis par Wajdi Mouawad, ainsi que le titre des quatre pièces, Le Sang des promesses. Dans Forêts, tout comme dans Incendies, la trame était la recherche sa généalogie, comprendre son passé et remonter le plus loin possible dans son ascendance pour éviter de commettre les mêmes erreurs et pouvoir tenter de sortir du cycle infernal qui emprisonne la vie des personnages.

Par contre, autant le dire tout de suite, la pièce n'est pas facile d'accès, il convient de ne pas la lire quand on est fatigué, elle demande un certain niveau de concentration pour parvenir à décortiquer toutes les informations distillées au fil des répliques et rassembler les fragments éparpillés entre les passés de chacun.

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