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 Les équinoxes

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L'erreur sociale


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MessageSujet: Les équinoxes   Mar 12 Jan - 22:54

Les équinoxes
Cyril Pedrosa



informations
TITRE D'ORIGINE : Les équinoxes
DATE DE PARUTION : Septembre 2015.
NOMBRE DE PAGES : 336.
ÉDITION : Dupuis/ Aire libre.
QUATRIÈME DE COUVERTURE :
— Mais peut-être que c'est pas si mal, tous ces doutes.
— Comment ça ?
— Ben, tu vois... ça crée un déséquilibre... mais qui met en mouvement.

Pendant les équinoxes, la durée du jour égale celle de la nuit, comme si le monde trouvait alors l'équilibre parfait entre l'ombre et la lumière. Un équilibre fugitif, semblable à l'enjeu de nos destinées humaines. Un récit en quatre tableaux, quatre saisons, traversés par des personnages de tous horizons géographiques ou origines sociales. Des êtres aux équilibres instables qui croiseront d'autres solitudes.

Ils tisseront, les uns avec les autres, le fil ténu d'une conscience tourmentée par l'énigme du sens de la vie. Chaque saison a son identité graphique, chaque voix également. Auteur majeur de la bande dessinée contemporaine, Cyril Pedrosa signe ici une oeuvre polyphonique d'une intensité et d'une sensibilité narrative unique. Et jamais sans humour.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Non.



©️ aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : Résumé de chez Dupuis :
« Tenter de capter, malgré son évanescence, ce sentiment de solitude qui nous saisit face à la complexité du monde. Cet état d'âme qui, s'il nous isole de nos semblables, est peut-être ce qui fait de nous des humains. Outrepassant par la grâce du dessin le principe selon lequel il faut se taire sur ce dont on ne peut pas parler, Cyril Pedrosa suit les méandres de cette émotion, nous livrant un magistral récit en quatre tableaux. Quatre tableaux, pour quatre saisons et autant de personnages en quête de leur destinée, à travers l'espace et à travers le temps.

Autour de lieux, à l'occasion de luttes, ces êtres sans attaches vont croiser d'autres solitudes et tisser les uns avec les autres le fil ténu d'une conscience happée par l'inconnu et tourmentée par l'énigme du sens de la vie. Chaque saison a son identité graphique, chaque voix également. Une oeuvre d'une intensité et d'une sensibilité narrative rares, du créateur du très remarqué "Portugal". »

Les équinoxes s'inscrivent dans la lignée des ouvrages qui cherchent à montrer le monde, et en particulier le monde contemporain, sous tous ses angles, avec toute la dimension métaphysique de notre place dans l'univers et de comment nos existences sont interconnectées. Comment le monsieur que l'on croise dans la rue le matin a une histoire aussi riche que la nôtre, mais qui passe totalement invisible à nos yeux. Comment la madame dans le bus avait un regard sévère. C'est une expérience de perception de notre environnement, à travers les quatre saisons pendant lesquelles nous verrons évoluer des personnages récurrents et variés, portés par tout autant de questionnements les uns que les autres.
L'OUVRAGE EN UN MOT : Graphique.
UNE CITATION : « Il avait essayé en vain de dompter les vagues. »
UNE NOTE SUR 10 : 8.
TON AVIS : Ce bouquin est tombé un peu par hasard dans mes mains. J'inspectais vaguement le rayon BD d'une librairie quand la couverture m'a accroché. Je ne connaissais alors rien de Cyril Pedrosa, c'était un inconnu dans ma tête. Et ce n'était pas parce que le bandeau ajouté un peu machinalement par la librairie affichait "Primé pour Portugal au Festival d'Angoulême" que je l'ai acheté sans réfléchir — même si, maintenant, je me dis qu'il me faudra me pencher sur Portugal !

La BD est graphiquement très travaillée, oscillant des tons pastels (je serais curieux de savoir la technique exacte de certaines planches) aux couleurs plus numériques.


Elle se constitue par fragments, des bouts de vie traversés par des personnages hauts en couleurs auxquels on s'attache et dont on ne comprend au départ pas le lien qui les unit. Pourquoi montrer toutes ces lignes qui ne semblent jamais se croiser ? Et, au fur et à mesure que la lecture avance (et je pense qu'elle méritera une seconde lecture), des connexions se font, des idées s'additionnent, jouent ensemble. On comprend davantage l'importance du personnage de la photographe, qui vient couper le récit par de longs monologues.

Et, à la fin, on se sent un avec le vent, complet et comblé, comme si l'histoire avait balayé, en traitant des licenciements abusifs, des questionnements d'un quinquagénaire sur le déclin, de la fin de vie, de la perte d'un proche, de la communauté, de l'amour, des saisons, tout l'univers.

Bref, je ne regrette pas mon achat. Du tout.  :evil:
À QUI LE CONSEILLES-TU ? À un public mature de jeunes adultes et d'adultes. Non pas que ce soit obscène, mais cela touche des sujets auxquels les plus jeunes seraient insensibles. Par bien des aspects, Les équinoxes me rappellent fortement Le combat ordinaire, de Larcenet.




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Dernière édition par Enorah le Mer 13 Jan - 0:16, édité 1 fois (Raison : Corrigé par Enorah)
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