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 [Saga] Nausicaä de la vallée du vent

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MessageSujet: [Saga] Nausicaä de la vallée du vent   Jeu 18 Fév - 23:45

Nausicaä de la vallée du vent
Hayao Miyazaki


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Tome 1
Dans le futur, mille ans après un conflit meurtrier appelé « les sept jours de feu », la Terre est devenue complètement inhospitalière, envahie à 90% d’une étrange forêt exhalant des vapeurs mortelles et abritant nombre de créatures monstrueuses. La princesse Nausicaä, héritière d’un royaume pacifique protégé des vents nocifs par une chaîne de montagnes, ne partage pourtant pas les croyances de ses congénères. Intriguée par cet écosystème, elle entreprend de l’étudier, persuadée qu’il cache un secret d’importance… Jusqu’au jour où un vaisseau militaire appartenant à un royaume voisin vient s’écraser dans sa vallée, libérant une créature gigantesque plongée dans une profonde léthargie. Nausicaä va se retrouver embarquée malgré elle dans une guerre sans merci pour le contrôle de la forêt toxique…
Ce chef-d’œuvre de Miyazaki (Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro…), et sa seule bande dessinée à ce jour, a été acclamé par la critique comme l’une des meilleures BD jamais réalisées. On y retrouve les thèmes de prédilection de l’auteur : l’apologie du pacifisme, la nature rebelle et la nécessité de la respecter. Son héroïne, à la fois forte et fragile, incarne déjà toutes celles qui le rendront célèbre à travers ses films, des années plus tard. Glénat est aujourd’hui fier de présenter au public francophone cette oeuvre dans une édition entièrement conforme à l’originale : un papier « vert » a été spécialement utilisé, et les posters figurant au début de l’édition japonaise ont été rajoutés ainsi que la reprise des couvertures d’origine. L’occasion de redécouvrir l’impérissable chef-d’œuvre BD signé Miyazaki, à l’heure où son dernier film (Ponyo) bat tous les records d’audience au Japon.
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Tome 2
Nausicaä et Asbel sont parvenus à quitter la Mer de la Décomposition mais ils tombent en chemin sur un croiseur Dork et se retrouvent capturés. Ils apprennent de la bouche même de leurs hôtes qu’un plan de contre-attaque visant l’armée Tolmèque et plus particulièrement la princesse Kushana est prévu. Mais la méthode pour arriver à leurs fins écœure Nausicaä qui, grâce à l’aide d’Asbel, parvient à s’enfuir… Une course contre la montre commence dans ce second volume qui dévoile les non-dits du film !
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Tome 3
La princesse Kushana découvre le complot ourdi par son propre père et ses frères pour se débarrasser d’elle. Nausicaä, quant à elle, se retrouve emportée dans une terrible guerre entre les peuples Dork et Tolmèque et, bien que son aura messianique se propage de plus en plus, elle ne peut empêcher les victimes de tomber. Ce volume contient notamment une scène de bataille d’anthologie, d’une rare violence et d’un suspense insoutenable. Une œuvre d’exception qui confirme le talent du grand Miyazaki.
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Tome 4
Dans la citadelle de Sapata, les civils dorks, retenus prisonniers par les troupes tolmèques sont finalement libérés. Malheureusement, c’est pour tomber de Charybde en Scylla : le Saint Empereur a décidé de livrer leurs terres au fungus, une arme bactériologique qui détruit les terres !
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Tome 5
Le fungus poursuit son irrésistible essor. Ni les bombardements ni les actions humaines ne semblent en mesure d’enrayer son développement mortel. Le Saint Empereur de son côté se débarrasse de son frère et, aidé des Hidolas, des créatures artificielles presque immortelles, il part pour le front.
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Tome 6
Nausicaä a été ramenée vivante de la Mer de la Décomposition, protégée des émanations toxiques dans une bulle isolante. Mais l’âme de la miraculée est toujours prisonnière, et une lutte intense s’engage pour parvenir à la faire sortir de sa léthargie. Pendant ce temps, le Dieu Guerrier est enfin réveillé et s’apprête à déferler sur le monde ! Qui pourra stopper sa folie destructrice ?
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Tome 7
Dans cet ultime volume aux relents épiques et prophétiques, Nausicaä parvient à amadouer le Dieu Guerrier qui la prend pour sa mère. Elle va aussi et surtout découvrir la source du mal qui ronge l’humanité depuis des millénaires, ainsi que la véritable origine de la Mer de la Décomposition. Au terme de cette révélation choquante, elle devra décider du devenir de la planète…
Miyazaki offre ici une conclusion bouleversante à son chef d’œuvre en balayant, avec une audace rare, tous les archétypes écologiques qu’il avait lui-même érigés. Un volume d’autant plus remarquable qu’il est le plus épais de toute la série, avec près de 60 pages supplémentaires ! Il fallait au moins cela pour clore dignement l’une des plus grandes sagas de toute l’histoire de la Science-Fiction.


informations
TITRE D'ORIGINE : 風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika
DATE DE PARUTION : Entre 1982 et 1994.
ÉDITION DE LA SÉRIE : Glénat.
HISTOIRE DE LA SÉRIE : Née aux confins occidentaux du continent eurasien, la civilisation de l'industrie s'était répandue en quelques siècles dans le monde entier, pour constituer une gigantesque société industrialisée. Cette civilisation du gigantisme industriel, arrachant les richesses du sol, maculant les cieux et allant jusqu'à recréer des êtres vivants à sa guise, parvint à son zénith mille ans plus tard, avant de sombrer dans un déclin fulgurant. Au cours de la guerre qui fut désignée comme « les sept jours de feu », les cités humaines, répandant des substances empoisonnées, furent anéanties, les savoirs techniques complexes et avancés furent perdus, et la surface terrestre dans son ensemble prit l'aspect d'un désert. Par la suite, la civilisation industrielle ne connut pas de reprise, et l'humanité dut faire face à une longue ère crépusculaire.
NOMBRE DE TOMES : 7.
EST-ELLE TERMINÉE ? Oui.



© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : Des années (mais genre quelque chose comme des siècles, me semble-t-il) après les « sept jours de feu » ayant anéanti, rasé, épuré la surface de la terre, l'humanité se remet péniblement en route après la perte tragique d'une grande partie de son savoir. Parallèlement, une forêt — la Mer de la Décomposition — étend son territoire, répandant des miasmes mortels et remplie d'insectes gigantesques. C'est dans ce contexte que l'on va suivre Nausicaä, fille de Jill de la vallée du vent, et de son parcours au milieu de la grande guerre séparant les tolmèques et les dorks à la recherche des secrets de la forêt : pourquoi est-elle là et peut-on vivre en harmonie avec elle ?
LA SÉRIE EN UN MOT : Pacifiste.
UNE CITATION : Les ayant empruntés à la BU de ma faculté, je n'ai malheureusement pas tous les tomes sous la main et je serais incapable de sortir une citation de tête (sachant que les propos tenus dans les derniers opus dévoilent toute l'intrigue et ce serait du méchant spoil).
UNE NOTE SUR 10 : 7.
TON AVIS : Plutôt bon. J'ai découvert Nausicaä de la vallée du vent à travers le film éponyme des studios Ghibli et j'avais beaucoup aimé l'univers et l'histoire développés. Cette espèce de monde post-apo, de communion avec une nature rebelle et hostile, de volontés de pacifisme me parlaient beaucoup, et l'esthétique globale claquait. On y ressent notamment toute l'importance du vent grâce au mouvement que ne permet pas le manga. Toutefois, le film manquait de cohérence parfois, comme si certains éléments nécessaires à sa compréhension avaient été omis ou passés trop vite (l'espèce de pouvoir télépathique au tout début qui n'est jamais expliqué, etc.), et la fin m'a laissé sur ma faim (hohoho).

Bref, j'ai donc lu ailleurs que le manga était beaucoup plus approfondi et nettement plus compréhensible. Je me suis donc tourné vers celui-ci.

Constat n°1 : j'aime beaucoup moins l'esthétique. Si l'animé emploie des lignes nettes, une atmosphère posée et un gros travail sur les couleurs (dont les palettes délimitent des ressentis spécifiques à telle ou telle scène), le manga — et en particulier les derniers tomes, où l'action est plus nerveuse — a tendance à avoir le trait plus sale et plus brouillon, et l'on y perd les couleurs, qui sont pourtant d'une importance capitale (la couleur des yeux des ômus qui reflètent leur état psychologique et qui est du coup reléguée à une simple ligne de la part d'un personnage : « Oh, ils sont bleus ! »).

MAIS. Mais. Le livre est incontournable si l'on a apprécié le film. D'une part parce que le film s'arrête environ à la moitié du tome 2, d'autre part parce que le film est réduit à une trame de base là où le manga s'autorise un univers riche, complet et intéressant. La trame de fond de la guerre entre dorks et tolmèques, par exemple, est fondamentale et change d'ailleurs la relation qu'ont certains personnages entre eux par rapport à celle qu'ils ont dans le film (Kushana n'a pas du tout le même rôle, le Dieu Guerrier non plus, etc.).

J'arrête ici la comparaison avec le film pour me tourner vers les points forts et faibles du manga exclusivement, sans tenir compte de ce qui a été produit d'autres.

La trame narrative est intéressante. En fait, non. La trame narrative est simple, voire simpliste. C'est toute la profondeur des personnages, de leur intersection, du propos qui est intéressante. On arriverait presque à se dire, au milieu du récit : « Mince, je me moque un peu de ce qu'il va arriver précisément. En revanche, j'ai envie que le récit continue ! » Une espèce de non-curiosité pour les événements qui vont se dérouler mais d'affection pour l'univers et ces pauvres humains, tordus entre guerre et nature dangereuse.

Tous ont une importance, et aucun n'est réellement relégué au rang de second rôle (peut-être les civils — femmes, enfants et paysans — dans les scènes de siège des villes...). Fait assez marrant : à chaque nouvelle péripétie, j'imaginais que les choses se dérouleraient d'une certaine façon, et jamais mes prédictions ne se sont avérées justes. Je voyais tout cela de façon très manichéenne, et il n'en est rien. Toujours l'intrigue rebondit et se porte sur ce sur lequel on ne l'attendait pas (et m'évoque un peu Monster, même si elle est BEAUCOUP moins complexe — peut-être est-ce un trait typiquement japonais ?).

Nausicaä, en particulier, est une femme forte dans la lignée des femmes fortes de Miyazaki (San et Eboshi de Princesse Mononoké, Ma Dora du Château dans le ciel, Yubaba du Voyage de Chihiro...) et est d'autant plus forte qu'elle a sur les épaules un fardeau de la taille du monde. Comment apporter la paix, comment trouver l'équilibre entre la folie des hommes, la destructivité (ce mot existe-t-il ?) de la nature et de nouvelles voies de concevoir le vivant ?

Néanmoins, et même si le récit est bien ficelé, il ne peut s'empêcher de tomber dans certains écueils que certains habitués du manga décèleront très vite (e.g. une foule de personnages qui laisse tout tomber pour l'héroïne qui, du coup, s'incline humblement et disant « Merci à tout le monde ! » — GOMENASAIIIII) et, dans le milieu de l'œuvre, le propos se résume à « la nature c'est bien, les hommes c'est mal parce qu'ils polluent. » Cela est assez bien rattrapé par le discours de la fin de l'histoire (dans un décor particulièrement glauque : un cimetière organique tout plein de cadavres — bref, passons).

Mais ces problèmes mineurs et ponctuels ne détériorent pas la globalité de l'œuvre
À QUI LA CONSEILLES-TU ? À partir de quinze ans, je dirais, pour saisir la complexité du propos de l'œuvre, qui n'est pas vraiment un plaidoyer pour l'homme ni pour la nature mais un discours non-manichéen laissant libre cours à des interprétations diverses et parfois contraires.




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Nawel


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MessageSujet: Re: [Saga] Nausicaä de la vallée du vent   Lun 22 Fév - 13:51

J'avais déjà vu le film et l'avais beaucoup apprécié, surtout pour les graphismes et l'ambiance il me semble (ça fait un petit moment quand même, je ne me souviens plus de toutes les subtilités de l'intrigue donc je peux juste dire que je l'avais trouvée intéressante et plutôt novatrice). Mais je ne savais pas que le film s'inspirait des mangas, et encore moins qu'il ne reprenait pas toute l'histoire ! C'est vrai que j'étais restée un peu perplexe lorsque le générique de fin s'était affiché, mais je dois avouer que je n'avais pas cherché plus loin. Bref, ça faisait un moment que je recherchais de nouveaux mangas à lire, je pense que je vais me lancer dans cette série. Smile

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" ' Heart. Hard heart,' I said, not sure where it came from.'The hardest heart in the world.'
' Hmm,' Toby said, tapping a finger in the air.' That's a useful one, you know. Very handy. The question is...'
Toby paused like he was considering this all very seriously.
' The question is, stone or ice ?
Crack or melt ? ' "


Dernière édition par Jacana le Mer 6 Avr - 21:36, édité 1 fois (Raison : [CPJ])
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[Saga] Nausicaä de la vallée du vent

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