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 Le Barbier de Séville (la précaution inutile)

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Jacana


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MessageSujet: Le Barbier de Séville (la précaution inutile)   Lun 27 Juin - 11:37

Le Barbier de Séville (la précaution inutile)
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais



informations
TITRE D'ORIGINE : /
DATE DE PARUTION : 1775.
PREMIÈRE REPRÉSENTATION : 1775.
NOMBRE DE PAGES : 92.
ÉDITION DE TON LIVRE : Folio théâtre.
QUATRIÈME DE COUVERTURE : Ah ! le triste sire ! Gros, court, gris, pommelé, rusé, blasé qui guette et furète, gronde et geint tout à la fois. Il est encore avare, brutal, amoureux et jaloux... Et la belle Rosine, sa jeune pupille, est l'infortunée victime de cette odieuse flamme... Mais le ciel protège, dit-on, ceux qui s'aiment. Et Figaro, le gai, l'impertinent, l'irremplaçable Figaro a tôt fait de voler au secours de son maître le comte Almaviva. La belle est cloîtrée ? Le vieillard méfiant ? Qu'à cela ne tienne ! Et le voilà qui court, trompe et invente l'habile stratagème pour sauver les amants. Un enlèvement ? À la bonne heure ! La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre, s'exclame le rusé.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Oui, Le Mariage de Figaro (la folle journée).



© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : /
LA PIÈCE EN UN MOT : Sympa.
UNE CITATION : « FIGARO : Oui, quelque feu follet. Souvenez-vous, Madame, que le vent qui éteint une lumière allume un brasier, et que nous sommes ce brasier-là. D’en parler seulement, il exhale un tel feu qu’il m’a presque enfiévré de sa passion, moi qui n’y ai que voir. »
UNE NOTE SUR 10 : 9.
TON AVIS : Un Comte est épris de Rosine, une femme qui vit cloîtrée entre quatre murs, gardée jalousement par un homme qui souhaite devenir son mari. Un jour, elle tente d’envoyer une lettre à son amant inconnu, mais tous les stratagèmes du monde ne sont rien face à son tuteur, qui décide de fermer les persiennes. La pauvre femme est totalement coupée du monde et étroitement surveillée, mais c’est sans compter sur Figaro qui va aider le Comte à arriver à ses fins.

Cette pièce oppose l’amour jaloux à l’amour pur, si je puis dire. On a d’un coté Bartholo, le tuteur de Rosine, qui la veut pour lui tout seul et qui espère qu’en l’emprisonnant tel un petit oiseau, elle consentira à l’épouser, faute de choix ; et de l’autre, le Comte, qui veut au contraire la voir libérée pour qu’elle s’envole vers lui. Il l’aime de cet amour pur et dès le premier regard comme il n’en existe d’aussi beau qu’au théâtre. Mais le tout est fort de sentiments et les personnages sont bien décrits, le premier pour être détestable, un vrai méchant, et le second pour être apprécié, le sauveur de sa belle.

Le tout est très bien articulé, on se prend au jeu des personnages et rapidement, on souhaite voir le Comte débouter l’affreux tuteur. Figaro joue finement les intermédiaires entre les deux hommes, Rosine, et même le lecteur. J’ai beaucoup apprécié ses stratagèmes et j’en ai souvent souri. L’antagonisme entre les personnages est très intéressant et j’ai adoré le caractère marqué de Bartholo, qui ne mâche pas ses mots et joue facilement des poings. Un protagoniste génialement détestable.

L’écriture est agréable et je suis impatiente de découvrir Le Mariage de Figaro, car ce personnage est très prometteur et je me demande si on retrouvera les mêmes protagonistes ou si on découvrira un autre pan de vie de Figaro.

Dernier petit détail : Beaumarchais semble très attaché aux costumes, c'est pourquoi il les décrit par le menu dans la présentation des personnages au début de l'ouvrage. Je trouve cela intéressant de voir comment il imaginait les personnages et j'aurais bien voulu voir ce que ça donnait sur scène, ça devait avoir un certain cachet.
À QUI LA CONSEILLES-TU ? Dès 14 ans je pense. Très facile d’accès.




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MessageSujet: Re: Le Barbier de Séville (la précaution inutile)   Mar 6 Déc - 15:50

Ces trois derniers jours, j'ai fait un jour une pièce de la trilogie. Smile
J'avais beau connaître le titre, je ne connaissais quasiment rien du Barbier de Séville. Honnêtement, j'ai trouvé la pièce pas mal, mais sans plus. C'est drôle, les personnages sont bien campés, mais j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose. Peut-être parce que les événements sont très prévisibles. Le seul point que j'ai trouvé vraiment intéressant, c'est cette opposition amour jaloux/amour pur.
Mais cela n'empêche pas que je pense que c'est une pièce à lire. Ne serait-ce que pour avoir toutes les infos nécessaires auxquelles sont faites de petites allusions dans la suite.


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MessageSujet: Re: Le Barbier de Séville (la précaution inutile)   Lun 30 Juil - 0:44

J'ai lu les trois pièces dans le désordre !  Le Mariage de Figaro, La Mère coupable et puis finalement Le Barbier de Séville ! J'ai beaucoup apprécié bien que je croie que Le Mariage de Figaro reste mon coup de cœur. Rosine est mon personnage préféré. Elle a de l'esprit et n'hésite pas du tout à dire le fond de sa pensée à Bartholo. Ce dernier est son tuteur. Il a un droit de regard sur ses affaires, sa fortune, et tente par tous les moyens de la manipuler pour qu'elle devienne sa femme. La pièce est centrée sur les efforts du comte Almaviva et de Figaro pour empêcher ce mariage. La maison de Bartholo est la prison de Rosine et Bartholo est son geôlier. Épouser l'homme qu'elle aime et qui l'aime en retour est sa façon de sortir de sa captivité et de s'émanciper. C'est une pièce dans laquelle nous n'avons pas le temps de nous ennuyer entre l'action incessante et les critiques subtiles de Figaro.

J'ai aussi bien aimé l'opposition amour pur/amour jaloux, comme le souligne Ceres. L'amour de Bartholo est plutôt une obsession, une dynamique de contrôle et d'asservissement. Plusieurs de ses répliques et commentaires à l'égard de Rosine sont plutôt misogynes — on me dira que c'est l'écriture de l'époque, mais quand même. lol

C'est à lire ! Je suis contente d'avoir pu enfin compléter ma lecture du roman de la famille Almaviva. youpi

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"La seule connaissance authentique naît de l'amour universel. Lorsque nous aimons, nous souffrons de toutes les formes d'oppressions et de toutes les dictatures: et nous désirons lutter pour la liberté , pour la justice, et pour tous ce qui peut favoriser la dignité humaine" Antoni Tàpies, "La pratique de l'art"

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MessageSujet: Re: Le Barbier de Séville (la précaution inutile)   

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