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 I Kill Giants

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L'erreur sociale


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MessageSujet: I Kill Giants   Dim 29 Juil - 16:42

I Kill Giants
Joe Kelly & J. M. Ken Niimura



informations
TITRE D'ORIGINE : I Kill Giants
DATE DE PARUTION : 2008–2009. Une première édition intégrale a paru en 2009.
NOMBRE DE PAGES : 184 (300 pour l’édition anniversaire, qui contient des artworks exclusifs et une interview des créateurs du comics).
ÉDITION : Image Comics.
QUATRIÈME DE COUVERTURE :
Barbara Thorson is your new hero: A quick-witted, sharp-tongued fifth grader who isn't afraid of anything. Why would she be..? After all, she's the only girl in school who carries a Norse war hammer in her purse and kills giants for a living… At least, that's what she'll tell you…but where does the fantasy end and reality begin in the heart of this troubled girl? And what if she's telling the truth?

Brought to life with unexpected tenderness by JOE KELLY (Supergirl, Action Comics, Deadpool) and breakout talent J. M. KEN NIIMURA, I KILL GIANTS is the bittersweet story of a young girl struggling to conquer monsters both real and imagined as her carefully constructed world crumbles at the feet of giants bigger than any one child can handle.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Non.



©️ aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : /
L'OUVRAGE EN UN MOT : Poignant.
UNE CITATION :
‘I CAME… FORRRR YOU. I CAME FOR YOU.’
‘But I beat you.’
‘I KNOW, CHILD. I KNOW.’
UNE NOTE SUR 10 : (。•́︿•̀。)/10
TON AVIS :
Aloooors... I Kill Giants, de quoi ça parle au juste ?

La BD met en scène Barbara Thorson, jeune écolière américaine et accessoirement chasseuse de géants autoproclamée. Elle voit dans le monde des choses qu’elle est la seule à voir : monstres, fées, malédictions... et des géants, qui semblent être sa principale préoccupation — somme toute envahissante — dans la vie (en plus d’organiser des parties épiques de Dungeons & Dragons). Toute son existence est centrée sur le fait de trouver, chasser, tuer des géants. Mais dans ce monde qui, finalement, est le nôtre et voit d’un mauvais œil toutes ces fabulations qu’elle décrit, elle est une personne affreusement solitaire (et elle en souffre), victime de nombreuses moqueries voire d’agressions physiques pures et simples.


Et puis, un jour, elle va rencontrer Sophia, et c’est à travers leur interaction (et plus ou moins celle qu’elle va avoir avec Ms. Molle, sa psychologue) qu’on va en apprendre un peu plus sur Barbara et son obsession pour les géants.

Qu’on va apprendre que Barbara ne monte jamais à l’étage de sa propre maison.

Et qu’il se passe des choses.

Sans vouloir trop spoiler, on va se rendre compte au fil de la lecture (pour ma part je crois que le fait est devenu flagrant vers le cinquième chapitre, sur les sept qui constituent l’histoire) que les géants sont la représentation symbolique d’une problématique bien réelle qui se pose pour Barbara, et l’incorporation de ceux-ci dans l’intrigue, la place qu’ils ont et le rôle qu’ils jouent sont particulièrement intéressants et n’alourdissent pas le récit. Ils offrent, somme toute, une plongée dans la psyché de notre protagoniste, et une vision un peu différente de ce à quoi on pourrait classiquement s’attendre. Et ils permettent à la fois à Barbara d’avancer en tant que personnage, et à la fois à la personne qui lit de se questionner sur certaines interrogations qui paraissent tabou dans notre société moderne, et d’avancer en tant que personne.


[Le tout m’a d’ailleurs évoqué un film que j’avais vu il n’y a pas si longtemps, que je recommande chaudement, bien qu’il soit très largement imparfait — et qui, lui aussi, met en scène un géant —mais ma digression spoilera sans doute les enjeux de l’intrigue d’I Kill Giants à celles et ceux qui auraient vu ledit film, du coup : Quelques minutes après minuit (ou A Monster Calls dans sa version originale). C’était surtout un prétexte pour vous en parler et vous inciter à aller le voir. red Fin de la parenthèse.]

Bref, j’ai adoré.

Le caractère très sauvage de Barbara, qui cache une fragilité profonde, rend le personnage particulièrement attachant. Mais elle n’est pas la seule à se construire sur des bases complexes : si le personnage de Sophia est assez secondaire, et finalement sert bien plus de voie d’entrée dans le monde de Barbara, rares sont les personnages qui ne sont pas développés au point d’être infiniment humains (je pense notamment à Taylor, dont l’abord archétypal masque des tensions internes conflictuelles qui tordent la jeune femme). De fait, j’ai facilement empathisé j’ai eu facilement de l’empathie pour le cast. Or c’est une histoire qui fonctionne justement sur l’empathie, et force est de constater que ça a marché. Il s’agit d’une des rares œuvres culturelles à avoir réussi à me faire pleurer (les autres étant le film The Fountain et le jeu vidéo To The Moon), et à m’avoir retourné les tripes quand la fin est venue, implacable, immuable, me mettre face à la réalité des choses dans une fin extrêmement touchante.

Par ailleurs, j’ai beaucoup accroché à la patte graphique de Ken Niimura. Son trait cru apporte une dynamique très appréciable, son talent pour la composition rend les scènes plus fortes en émotions, et si j’ai au départ eu peur du chara design et de ces aplats de gris un peu sales, il est nécessaire de reconnaître que c’est ce qui fait toute la force du dessin. Une telle histoire racontée avec des traits soignés n’aurait probablement pas eu le même effet.

À ce propos, en 2017 I Kill Giants a connu une adaptation cinématographique réalisée par Anders Walter (et entre autres produite par Chris Columbus, le réalisateur des deux premiers Harry Potter), dont je voulais vous toucher deux mots.


Dans l’ensemble, le film fait très bien son taff. Rigoureusement fidèle au support originel (sauf dans sa représentation de Taylor, pour une raison qui m’échappe), les visuels sont magnifiques, le jeu d’acteur est plus que correct, et la conclusion ne manque pas de punch. Un bon film, donc, que je recommande autant que le bouquin.


Ceci étant dit, je trouve que le rendu relativement réaliste (et j’insiste sur ce relativement) a deux contre-coups décevants : d’une part, il fait du monde, pourtant foisonnant dans le comics, un lieu moins magique et merveilleux, et, d’autre part, il peine à retranscrire le mouvement et l’énergie des scènes qui, du coup, paraissent un peu mollassonnes. Je pinaille un peu, et le film est de très bonne facture je tiens à le rappeler, mais je l’ai trouvé moins bon in fine que le livre duquel il est l’adaptation.

Sur ce sujet, j’avais lu un article très intéressant (en anglais, mais que je peux traduire pour celles et ceux qui le souhaiteraient) — Why the dynamism of I Kill Giants belongs in animation — qui mettait justement l’accent sur le fait qu’une adaptation via le médium de l’animation plutôt que du film live action était bien plus pertinente.

Dans tous les cas, je vous recommande +++ la lecture et/ou le visionnage d’I Kill Giants !
À QUI LE CONSEILLES-TU ? Tout le monde ?





Dernière édition par Lady Swan le Lun 30 Juil - 3:07, édité 2 fois (Raison : Corrigé par Aurélie)
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