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 Nana

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Epo9


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Nana _
MessageSujet: Nana   Nana EmptyDim 18 Aoû - 19:24

Nana
Emile Zola


Nana Nana-le-livre-de-poche-livre-occasion-47001

informations
DATE DE PARUTION : 1880.
NOMBRE DE PAGES : 440.
ÉDITION DE TON LIVRE : Le Livre de Poche (édition de 1978).
QUATRIÈME DE COUVERTURE : Dans les dernières années du Second Empire, quand Nana joue le rôle de Vénus au Théâtre des Variétés, son succès tient moins à son médiocre talent d’actrice qu’à la séduction de son corps nu, voilé d’une simple gaze. Elle aimante sur scène tous les regards comme elle attire chez elle tous les hommes : tentatrice solaire qui use de ses charmes pour mener une vie de luxure et de luxe, de paresse et de dépense.
Y A-T-IL UNE SUITE ? C'est le neuvième livre des Rougon-Macquart, il y en a encore 11 après celui-ci mais ils peuvent très bien se lire indépendamment les uns des autres.


Nana 810
© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : On suit Nana, la fille du couple Lantier de L’Assommoir, qui est devenue la plus grande michetonne de Paname.
LE LIVRE EN UN MOT : Gloire et décadence.
UNE CITATION : « Son oeuvre de ruine et de mort était faite, la mouche envolée de l'ordure des faubourgs, apportant le ferment des pourritures sociales, avait empoisonné ces hommes, rien qu'à se poser sur eux. C'était bien, c'était juste, elle avait vengé son monde, les gueux et les abandonnés. »
UNE NOTE SUR 10 : 7/10.
TON AVIS : Nana s'extirpe de la misère de ses parents en devenant courtisane. J'ai eu un peu de mal à cerner Nana et son soi-disant désintérêt de l'argent. Cependant, on lui sent un désir de vengeance vis-à-vis de son origine sociale en croquant un à un ses amants. J'ai aimé ce personnage durant les trois premiers quarts du roman : elle est drôle, un peu naïve, et a bon fond. Elle est vraiment attendrissante. Mais sa montée en puissance fait d'elle une femme extrêmement capricieuse et perverse. Une vraie prédatrice. La description de Nana que Fauchery fait vers le milieu du roman et que j'avais trouvée d'une cruauté ignoble s'avère finalement être très juste à la fin du livre :
Citation :
La chronique de Fauchery, intitulée « La mouche d’or », était l’histoire d’une fille, née de quatre ou cinq générations d’ivrognes, le sang gâté par une longue hérédité de misère et de boisson, qui se transformait chez elle en un détraquement nerveux de son sexe de femme. Elle avait poussé dans un faubourg, sur le pavé parisien ; et, grande, belle, de chair superbe ainsi qu’une plante de plein fumier, elle vengeait les gueux et les abandonnés dont elle était le produit. Avec elle, la pourriture qu’on laissait fermenter dans le peuple remontait et pourrissait l’aristocratie. Elle devenait une force de la nature, un ferment de destruction, sans le vouloir elle-même, corrompant et désorganisant Paris entre ses cuisses de neige, le faisant tourner comme des femmes, chaque mois, font tourner le lait. Et c’était à la fin de l’article que se trouvait la comparaison de la mouche, une mouche couleur de soleil, envolée de l’ordure, une mouche qui prenait la mort sur les charognes tolérées le long des chemins, et qui, bourdonnante, dansante, jetant un éclat de pierreries, empoisonnait les hommes rien qu’à se poser sur eux, dans les palais où elle entrait par les fenêtres.

Malheureusement, c'est cette vie de caprices et de coucheries qui la conduira à sa déchéance en emportant, avant cela, celle des autres. Elle détruit des héritages, des honneurs, des familles puis elle-même.

Comme dans Germinal et Au Bonheur des Dames, on voit des fortunes qui se font et se défont en un rien de temps, sauf que cette fois-ci, ça n'a rien plus rien à voir avec le capitalisme. Je suis toujours aussi fan de l'écriture crue et provocatrice de Zola. L'auteur nous fait une belle peinture de cette bourgeoisie décadente de la fin du Second-Empire qu'il déteste tant.

Edit : Autre bon point : l'humour. J'ai beaucoup ri. lol

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Dernière édition par L'erreur sociale le Lun 19 Aoû - 14:23, édité 1 fois (Raison : Corrigé par L'erreur sociale)
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Nana

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