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 Pot-Bouille

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Pot-Bouille _
MessageSujet: Pot-Bouille   Pot-Bouille EmptyLun 15 Juin - 21:33

Pot-Bouille
Émile Zola


Pot-Bouille 9782253006985-001-T

informations
DATE DE PARUTION : 1882.
NOMBRE DE PAGES : 510.
ÉDITION DE TON LIVRE : Le Livre de Poche.
QUATRIÈME DE COUVERTURE : Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume des Rougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.
Y A-T-IL UNE SUITE ? Oui, il s'inscrit dans le cycle des Rougon Macquart.


Pot-Bouille 810
© aurélie

Ton avis
RÉSUMÉ PERSONNEL : /
LE LIVRE EN UN MOT : Frais.
UNE CITATION : « Il se pencha sur la rampe, dans l’air tiède qui venait du vestibule ; il leva la tête, écoutant si aucun bruit ne tombait d’en haut. C’était une paix morte de salon bourgeois, soigneusement clos, où n’entrait pas un souffle du dehors. Derrière les belles portes d’acajou luisant, il y avait comme des abîmes d’honnêteté. »
UNE NOTE SUR 10 : 9/10.
TON AVIS : C’est le septième Rougon-Macquart que je lis et celui-ci prend directement la troisième place de mes tomes préférés ! Il m’intriguait particulièrement car j’adore Au Bonheur des Dames qui se déroule un peu moins de 10 ans après et qui est sa suite directe puisque l'on retrouve Octave Mouret, patron du magasin de nouveautés.

Celui-ci est le fils de François Mouret et de Marthe Rougon. Il vient de Marseille et s'installe à Paris après avoir trouvé une place de commis dans un magasin d’étoffes. Il s’installe dans un appartement du quatrième étage d’un immeuble rue Choiseul. C’est dans cette grande « maison » que va se dérouler l’intrigue de Pot-Bouille. Encore une façon de représenter la société du Second Empire dans une pyramide inversée : les riches en bas et les pauvres en haut. On sait tout de suite à quoi s'attendre avec la description de la cage d’escaliers au début du livre : ici c’est chic et rupin. Les escaliers sont chauffés et éclairés, un tapis rouge est posé sur les marches jusqu’au troisième et il y a des statues pour décorer le tout. Car comme le concierge répète sans arrêt : « ici c’est une maison honnête ! ». Les petites gens et leurs saloperies c’est dehors !! Mais les escaliers sont aussi faits de faux-marbre et d'imitations de vieil-argent. Et ce qu’il se passe derrière les portes de ces bourgeois n’est pas joli-joli. Zola crache encore une fois son aversion contre cette classe sociale, ceux qui défendent une prétendue « bonne morale », mais qui n'osent se regarder dans un miroir. Une maison remplie d'hypocrites qui incarnent chacun une immoralité. Une critique plutôt classique des institutions les plus sacrées pour la société que sont la famille, le mariage et la religion. Alors si ! Il est possible de bafouer cette morale. Le tout n'est pas de faire scandale à l'instar de cette pauvre Hortense. Et alors, tout comme le concierge, on peut fermer les yeux sur ce qui se passe aux premiers étages. Mais les classes inférieures n'ont pas ce privilège, pas de cadeaux pour eux, leur place est dehors car la maison, avec ses fausses décorations, est « honnête ».  

Ceci dit, on rigole beaucoup dans Pot-Bouille, le ton est léger et ça reste comique. Je pense notamment à lorsque les bonnes de l'immeuble se retrouvent et où sort de leurs bouches un flot sans fin d’ordures. L'occasion pour elles d'exprimer toute la haine qu’elles éprouvent envers leurs maîtres (et qui est d’ailleurs réciproque).

On notera aussi le petit « caméo » littéraire de l'auteur avec le mystérieux habitant du deuxième étage qui ne se mélange pas à ces bourgeois de bas étage. Personne ne le connaît, mais on apprend que celui-ci a sorti un livre scandaleux. Tout comme dans La Curée et dans Nana, les personnages critiquent ces romans réalistes. Zola fait un clin d’œil au mouvement dont il est issu ainsi qu'aux auteurs qu'il apprécie tant et qui ont essuyé les critiques les plus sévères.
À QUI LE CONSEILLES-TU ? C'est facile à lire.





Dernière édition par L'erreur sociale le Lun 15 Juin - 22:08, édité 1 fois (Raison : Corrigé par L'erreur sociale)
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